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Dominick Gravel fait du réel de l’art 03/09/2010

Posted by Guy Pressault in Art.
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En remontant rue St-Laurent dans le Mile-End en ce jeudi, 2 septembre vers 22 heures, je suis interpellé par deux jeunes hommes, le premier cravate au cou et pantalon capri, m’invite à rentrer dans cette galerie d’art, la Galerie Felton et m’offre un verre de champagne pour célébrer la fin d’une exposition. Wow, une première: on fête la fin et non le lancement. Exceptionnel.

Il y a là une demi-douzaine de personnes, un jeune garçon de 4-5 ans qui coure un peu partout, une femme d’un âge éternel, deux jeunes demoiselles sans doute vierges et un gars comme ça qui discutent du pour ou du contre du tatouage. Ça n’avait aucun rapport avec l’exposition.  Je croyais voir des gravures, des lithos, une technique qui se rapprochait du moins à ces techniques mais sans mettre le doigt dessus. À mon grand étonnement, c’était des photos grand format, épinglées au mur. Mais quel traitement, l’artiste-photographe, Dominick Gravel m’a expliqué que chacune d’elle avait été saisie telle qu’elle sans autre transformation post-photo. L’artiste était celui qui m’avait invité à rentrer et qui m’a servi un verre. Sympathique. Il avait fait de ses photos un traitement inverse aux artistes hyper réalistes à la Cosgrove qui cherchent à reproduire une réalité photographique. Il faut voir car ici l’artiste fait du réel de l’art.

Allez voir les photos sur www.dkgphoto.com

Allez visiter l’exposition pendant que les oeuvres sont toujours là à la Galerie Felton, au 5594 St-Laurent à Montréal

Vous en serez tout aussi étonné.

Le vrai monde 31/08/2010

Posted by Guy Pressault in Histoires vécues.
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Hier, je cherchais un artisan capable de fabriquer une courroie de rétention en acier pour retenir une cheminée. Une quoi pour quoi vous dites? Oui, oui, une simple courroie en acier pliée à 4 endroits qui me permettraient de solidifier une cheminée extérieure au mur. Je ne savais pas dans quelle aventure je m’embarquais et encore moins la découverte d’une personne fabuleuse que j’ai pue faire. D’abord, la recherche : pensez-vous que le merveilleux monde du numérique m’aurait permis de trouver un artisan du métal. Ce type de métier est aussi bien référencé que les satanées Pages jaunes qui peine à comprendre qu’on est en 2010. Enfin. Mais, oui le www m’a aidé dans ma quête.

C’est en demandant à un quincailler qui m’a référé à un garagiste qui m’a référé à un atelier de soudure, qui contacté au téléphone, n’avait aucune idée où trouver qu’en googlant soudure locale, j’ai trouvé un atelier qui m’a recommandé un bon vieux monsieur qui pourrait m’aider. Et j’ai appelé le monsieur, monsieur Daigle en fait et qui m’a dit qu’il pouvait m’aider. Je me suis rendu à son atelier, ne l’ai pas trouvé du premier coup, l’ai rappelé et finalement trouvé.

Sa femme, fin soixantaine peut-être m’a accueilli et m’a dirigé vers le fond de l’atelier. Un beau monsieur, un brin bougon, fatigué de son métier, a refait mon croquis de courroie pour la rendre plus solide et s’est mis à la tâche sur le champ. Wow, là en temps réel, interrompant son travail, il s’est mis à couper, plier et souder cette courroie. J’étais comblé mais encore loin de l’étonnement que j’allais vivre. Voyez-vous dans ce vieil atelier où il pratiquait son métier depuis 1959, c’est 51 ans ça, dans cet atelier qu’il cherchait à vendre et que personne ne voulait acheter à moins de se faire financier, dans ce métier qui n’existe plus ou presque, oui dans cet atelier, il y avait un peu du Léonardo da Vinci qui occupait les lieux. Voyez-vous Monsieur Daigle est un inventeur, un patenteux qui devait plier du métal pour vivre mais qui a dessiné deux modèles d’éoliennes qui pourraient être utilisés en milieu résidentiel ou développés pour de plus grands usages; il y avait aussi une chaise volante avec hélices dirigeables avec des normes de sécurité (moteur auxiliaire propulsé à l’air, coussins flotteurs et parachute). Je lui ai demandé s’il avait été tenté de commercialiser ses inventions. Les démarches qu’il a pu faire auprès des services gouvernementaux ont abouti dans des culs-de-sac administratifs qui l’ont découragé. Il en avait contre les Hydro-Québec de ce monde qui consentent des millions à des entreprises étrangères et qui ne facilitent aucunement les idées des gens d’ici.

Est-ce que ces inventions étaient viables? Pour lui, sans aucun doute; pour la société possiblement. Mais l’homme est fatigué et a baissé les bras. Il doit travailler de jobines en jobines pour que son épouse et lui puissent vivre. Je voudrais pouvoir l’aider, et trouver un financement adéquat, présenter ses inventions et les commercialiser. Le temps me manque. S’il y en a parmi vous qui sont intéressés, faites-moi signe.

Il y a des histoires qui se terrent chez nous, comme celle de Monsieur Daigle qui doivent être racontées.

Ce n’est plus le média, c’est le message! 27/05/2010

Posted by Guy Pressault in Média.
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Désolé mon cher Marshall, mais le media est devenu tellement encombré que le message en est dilué pour devenir insignifiant. Prenons une séquence Twitter par hasard sur un sujet tout de même pertinent : le Webcom Montréal. Voici ce qu’on rapportait entre 08h25 et 08h55 en ce 26 mai.

Note : vous pouvez scanner jusqu’à la fin, vous ne manquerez pas grand-chose.


1 new tweet since you started searching.

1. Longzero RT @jschouinard Wikipedia is 35 employees and 100 000 volunteers. It’s a really engaged community #WebcomMT half a minute ago via Nambu

2. DianeBourque “Japanese love Pop Culture and Germans love Geography”, Jimmy Wales, Wikipedia Founder. #webcomMT half a minute ago via HootSuite

3. jeffscott si vous avez des questions au sujet de #webcomMT il suffit de demander :) @berggie less than a minute ago via TweetDeck

4. indigonat Top hits on wikipedia in Japan is Pop culture (80%) #webcomMt 1 minute ago via Twitterrific

5. april_r #webcomMT – geek culture transcends cultural differences – Jimmy Wales 2 minutes ago via Twitter for iPhone

6. PhilippeBonneau Wales: Pop culture is huge in Wikipedia Japan #MWTCS1 #webcomMT 2 minutes ago via TweetDeck

7. jschouinard Wikipedia has the same flavour no matter the language. Sorry, I doubt it. #WebcomMT 2 minutes ago via TweetDeck

8. nicsevigny #webcomMT Jimmy Wales: geek culture transcends national cultures :-) 2 minutes ago via Seesmic

9. SandySidhu wikipedia is not very present in china but can be found on the menus…stir fried wikipedia lol #webcomMT 2 minutes ago via TweetDeck

10. berggie RT @simon_dit: Pour ceux qui veulent suivre le #webcomMT du bureau comme moi http://bit.ly/searchwcmt 3 minutes ago via TweetDeck

11. CedricFontaine J’irais au #webcommt lorsqu’on y parlera de e-commerce ! 3 minutes ago via TweetDeck

12. maximedubb wikipedia is the 53nd site in China. Jimmy Wales at #webcomMT http://twitpic.com/1r888o 3 minutes ago via Twitpic

13. Orangekaki RT @eogez: RT @PhilippeBonneau: Wales: Wikipedia en Chine, +300K articles, censuré, 53e site le plus populaire #MWTCS1 #webcomMT 3 minutes ago via TweetDeck

14. audreybourget Stir-fried wikipedia with pimientos!? #webcomMT 3 minutes ago via mobile web

15. PhilippeBonneau Wales: On sert du bœuf à la manière de Wikipedia, des œufs à la Wikipedia en Chine #MWTCS1 #webcomMT 4 minutes ago via TweetDeck

16. simon_dit Pour ceux qui veulent suivre le #webcomMT du bureau comme moi http://bit.ly/searchwcmt 4 minutes ago via web

17. eogez RT @PhilippeBonneau: Wales: Wikipedia en Chine, +300K articles, censuré, 53e site le plus populaire #MWTCS1 #webcomMT 4 minutes ago via TweetDeck

18. jeffscott you can just taste the open source flavour in #wikipedia bread (funny stories from China) #webcomMT 4 minutes ago via TweetDeck

19. PhilippeBonneau Wales: Wikipedia en Chine, +300K articles, censuré, 53e site le plus populaire #MWTCS1 #webcomMT 5 minutes ago via TweetDeck

20. LouiisPerron Wikipedia is 35 employees and 100 000 volunteers. #WebcomMT (via @jschouinard) 7 minutes ago via Twitterrific

21. jschouinard @maximedubb dac. Je viens vous voir au kiosque Desjardins #WebcomMT 7 minutes ago via TweetDeck in reply to maximedubb

22. TamyEmmaPepin “Google just gave 2 million dollars. No strings attached” – Jimmy Wales. now if only we cld apply this to the dating world as well #webcommt 7 minutes ago via TweetDeck

23. jeffscott RT @april_r: #webcomMT – Wikipedia receives an (avg). $30 donation from small donors. Google has just given a gift of 2 million. 8 minutes ago via TweetDeck

24. Steph_Bousquet Arrivé à #WebcomMT (@ International Civil Aviation Organization (ICAO) w/ @afrognthevalley) http://4sq.com/amvaMa 8 minutes ago via foursquare from Ville-Marie, Montréal

25. jschouinard Wikipedia is 35 employees and 100 000 volunteers. It’s a really engaged community #WebcomMT 8 minutes ago via TweetDeck

26. patriceleroux Wikipedia devrait être une encyclopédie en temps réel, dont les infos sont à jour, selon ce que j’entends de Jimmy Wales #WebcomMT 8 minutes ago via web

27. KimVallee Today is our PANEL : Twitter au féminin moderated by @domincarpin with @eogez @CindyLou_ @TamyEmmaPepin and I #webcomMT http://bit.ly/b19lXk 9 minutes ago via TweetDeck

28. april_r #webcomMT – Wikipedia receives an (avg). $30 donation from small donors. Google has just given a gift of 2 million. 9 minutes ago via Twitter for iPhone

29. maximedubb Wikipedia is a charity – Supported entirely by donations. 35 employes and 100 000 volunteers. Jimmy Wales seen at #webcomMT 9 minutes ago via TweetDeck

30. joplam Wikipedia business model: huge audience, very low cost J Wales #webcomMT Pas pour tous les sites 9 minutes ago via Twitter for iPhone

31. PhilippeBonneau Wales: 35 emploiés chez Wikipedia #MWTCS1 #webcomMT 9 minutes ago via TweetDeck

32. cguilla RT @joplam: Free access : Based on trust. J Wales #webcomMT #pr 10 minutes ago via TweetDeck

33. jeffscott as a charity #wikipedia works really well but that model needs a huge audience & low cost to work #webcommt 10 minutes ago via TweetDeck

34. Pierrebellerose

Wikipédia est un organisme de charité financé essentiellement par de petits dons (Jimmy Wales) à Webcom #webcomMT 10 minutes ago via TweetDeck

35. PhilippeBonneau Wales: Business model de Wikipedia = Charity supported with donations, works well but huge audience and low costs #MWTCS1 #webcomMT 10 minutes ago via TweetDeck

36. cguilla RT @april_r: #webcomMT – Culture is getting smarter. Jimmy Wales #pr 10 minutes ago via TweetDeck

37. jschouinard average donation to wikipedia is 30$ #WebcomMT #impressed 10 minutes ago via TweetDeck

38. PhilippeBonneau Wales: All human knowledge is not all the things in the world #MWTCS1 #webcomMT 12 minutes ago via TweetDeck

39. christindal A Montréal pour #webcomMT (@ International Civil Aviation Organization (ICAO) w/ 22 others) http://4sq.com/amvaMa 12 minutes ago via foursquare from Ville-Marie, Montréal

40. april_r #webcomMT – Culture is getting smarter. Jimmy Wales 12 minutes ago via Twitter for iPhone

41. joplam Free access : Based on trust. J Wales #webcomMT 12 minutes ago via Twitter for iPhone

42. SandySidhu Wales: Culture is getting smarter #webcomMT 13 minutes ago via TweetDeck

43. Pierrebellerose assiste à la conférence de Jimmy Wales de Wikipedia #webcomMT 13 minutes ago via TweetDeck

44. annegagne @Burp_et_Epicure J’ai vu beaucoup de #webcomMT et je viens de lancer un sondage sur #personnalitétwitter2010 13 minutes ago via web in reply to Burp_et_Epicure

45. eogez RT @PhilippeBonneau: Wales: Wikipedia every single person on the planet is giving free access to all human knowlege #MWTCS1 #webcomMT 14 minutes ago via TweetDeck

46. simon_dit Le #webcomMT s’est levé à 6h AM. 60 tweets/dernière heure \ Trendistic : http://bit.ly/wcmt2010 14 minutes ago via web

47. PhilippeBonneau Beaucoup de personnes présentes dans la salle ont déjà édité Wikipedia #MWTCS1 #webcomMT 14 minutes ago via TweetDeck

48. LucNormandin J’adore la phrase, Intelligence humain #MWTCS1 #webcomMT 14 minutes ago via Seesmic Web

49. PhilippeBonneau Wales: Wikipedia every single person on the planet is giving free access to all human knowlege #MWTCS1 #webcomMT 15 minutes ago via TweetDeck

50. joplam Culture is getting smarter J Wales #webcomMT Ça dépend… 15 minutes ago via Twitter for iPhone

51. jschouinard Wikipedia is giving free access to human knowledge #WebcomMT 15 minutes ago via TweetDeck

52. audreybourget Culture is getting smarter. Jimmy Wales #webcomMT 16 minutes ago via mobile web

53. april_r #webcomMT – listening to Jimmy Wales, Founder of Wikipedia, on the future of wikis 16 minutes ago via Twitter for iPhone

54. eogez RT @PhilippeBonneau: Wales: Passe en revue l’histoire de la TV jusqu’au Tivo… que des problèmes #MWTCS1 #webcomMT 16 minutes ago via TweetDeck

55. PhilippeBonneau Wales: Passe en revue la complexification des scénarios des émissions de tv et des jeux #MWTCS1 #webcomMT 17 minutes ago via TweetDeck

56. jenn_nachshen If you arent’ going to SATC or #webcomMT tonight, why not check out Sharon Jones and the Dap-Kings? http://bit.ly/96oswb 17 minutes ago via TweetDeck

57. marieeved RT @FrancoisBourdon: RT @HeleneDufour: Du streaming pour le #webcomMT ? Y parait! (via @laurentlasalle) http://ustre.am/7hKK //Yé! 18 minutes ago via TweetDeck

58. PhilippeBonneau Wales: Culture is getting smarter #MWTCS1 #webcomMT 19 minutes ago via TweetDeck

59. jeffscott @jimmy_wales‘ mom was an early adopter. go figure :) (welcome to montreal, jimmy!) #webcommt 19 minutes ago via TweetDeck

60. PhilippeBonneau Wales: Culture is getting smarter #MWTCS1 #webcomMT 19 minutes ago via TweetDeck

61. jschouinard culture is getting smarter #WebcomMT 19 minutes ago via TweetDeck

62. PhilippeBonneau Wales: Passe en revue l’histoire de la TV jusqu’au Tivo… que des problèmes #MWTCS1 #webcomMT 19 minutes ago via TweetDeck

63. annegagne Ce soir on annoncera au #webcomMT la #personnalitétwitter2010 Quelle est la vôtre? 19 minutes ago via web

64. cguimont Merci ! @Josy_Le Bon #webcomMT à mes amis @ptchoquette @cguimont et @ThomaDaneau 20 minutes ago via web

65. QcGirlGeeks Bon #webcomMT à tous !!! 20 minutes ago via TwitBird iPhone

66. marieeved RT @simon_dit: Il y a maintenant 9% d’utilisateurs actifs de #Twitter au #Québec. #WebcomMT 20 minutes ago via TweetDeck

67. Josy_Le Bon #webcomMT à mes amis @ptchoquette @cguimont et @ThomaDaneau ! Je vais vous suivre assidument aujourd’hui! 21 minutes ago via TwitBird iPhone

68. simon_dit Aujourd’hui, j’ai du travail ! #webcomMT en fin de journée seulement ! 22 minutes ago via web

69. jschouinard I’m not very good at computer – Jimmy Wales #webcomMT 23 minutes ago via TweetDeck

70. SandySidhu Up next Jimmy Wales #webcomMT 23 minutes ago via TweetDeck

71. MvtDesjardins Aujourd’hui, ns sommes @webcomMT : Webcom Montréal, le rendez-vous de la communauté 2.0 http://bit.ly/9FsyHQ #webcomMT 23 minutes ago via API

72. PhilippeBonneau Webcom 2010 presque 1000 participants! Bravo aux organisateurs. #webcomMT 24 minutes ago via TweetDeck

73. eogez Jimm Wales arrive :) #webcomMT http://twurl.nl/r35ed5 #MWTCS1 24 minutes ago via TweetDeck

74. simon_dit Il y a maintenant 9% d’utilisateurs actifs de #Twitter au #Québec. #WebcomMT 25 minutes ago via web

75. PhilippeBonneau On attend avec impatience «Le futur de Wikipedia et des wikis pour les entreprises»Jimmy Wales #MWTCS1 #webcomMT 26 minutes ago via TweetDeck

76. eogez On attend 900 personnes pour #webcomMT http://yfrog.com/bh7xtwj 26 minutes ago via Twitter for iPhone

77. cguilla Surfing the web within ten seconds of turning on a computer. TheEconomist http://bit.ly/aAL0zl #pr #webcomMT 27 minutes ago via TweetDeck

PhilippeBonneau 18% et moins de québécois communique avec des entreprises via les réseaux sociaux #MWTCS1 #webcomMT 30 minutes ago via TweetDeck

WE ARE ALL SAYING THE SAME THING BUT WE’RE NOT REALLY SAYING ANYTHING.

Mais qu’est-ce qui se dit d’important dans tout ça. C’est complètement anesthésiant. Où est la pertinence?  Le propos de la conférence s’annonce pourtant important mais ce qu’on en rapporte…  disons que la capacité à pouvoir dire n’importe quoi est amplifié par la capacité de le dire à n’importe qui. Ce sont des voix dans le désert qui ne se font pas entendre parce qu’on en dit trop tout à en disant rien.

Ce qui me ramène à mon cher McLuhan : ne lui en déplaise, le médium ne conditionne plus le message mais leur prolifération, et de médias et de messages,  le rend de plus en plus insignifiant.

Arrivons-nous à une époque charnière où les messages, qui stimulent les neurones, où le contenu qui amène la réflexion aurait droit de cité? Serions-nous à l’aube du contenu sur le contenant? Le message est-il plus important que le média? Espérons-le, sinon on deviendra de plus en plus bête, à dire de plus en plus la même chose : dire absolument rien.

Allez. Créons des messages pertinents et ils trouveront leur média. Le message est par le média.

CREATE A RELEVANT MESSAGE AND IT WILL FIND ITS CHANNEL.

CREATE A RELEVANT MESSAGE AND IT WILL FIND ITS CHANNEL.

Le marketing digital: une explication simple 06/05/2010

Posted by Guy Pressault in Digital Marketing.
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J’ai croisé un article qui à mon avis, résume tellement bien le rôle que prend le digital dans le marketing contemporain. Four ways to get more value from digital marketing est  une étude publiée dans le McKinsey Quarterly auquel vous pouvez vous abonner sans frais. L’article se trouve ici http://bit.ly/duPat1

Dans ce papier incontournable, David C. Edelman fait une démonstration on ne peut plus clair, pourquoi les entreprises doivent se transformer pour survivre et prospérer. Il parle du mouvement du digital vers le cœur de la stratégie de développement de l’entreprise.

Ainsi une société qui saura accompagner de façon intelligente un consommateur pourrait voir ses revenus augmenter de 10 voire de 20%.

LIRE, RELIRE ET ASSIMILER

Edelman parle de transformation dans le processus transactionnel du consommateur, d’un processus qui jadis était traité en deux étapes soit la considération de la marque et l’intention d’achat qui à mon avis est peut-être un peu réducteur, à un processus davantage complexe comportant davantage d’itérations avant la décision d’achat. Ce sont toutes ces itérations générées par le digital qui obligent une entreprise à être davantage à l’écoute et proactive dans les conversations qu’elle entretient avec les clients/prospects/consommateurs/citoyens… whatever.

Allez vite lire, relire et assimiler ce qui est dit par Edelman. Je vous fais grâce de ses quatre façons pour profiter du digital. À vous de le découvrir.

LA BONNE NOUVELLE

Cette transformation annonce un avenir extraordinaire pour les agences, (quel mauvais terme) plutôt pour les firmes de création de contenu, qui ne seront plus addicts aux médias mais tournées résolument vers la production de contenu intelligent et engageant pour les entreprises. Elles auront la responsabilité de créer et entretenir l’expérience totale du client.

Elles y gagneront car, traditionnellement les annonceurs (autre terme révolu) consacraient de 60% de leurs budgets aux médias achetés (j’ai déjà vu du 80%) et 20% à la production de contenu selon McKinsey. Dans un monde numérique ce sera 30% en médias achetés et plus de 50% en production de contenu.

Nos agences sont-elles prêtes à changer?

Le courriel est-il toujours vivant? 16/04/2010

Posted by Guy Pressault in Marketing.
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Et le marketing par courriel, lui?

Avec toute l’attention accordée aux Facebook, Twitter et autres Foursquare de ce monde, est-il encore permis de croire que le courriel occupe toujours une place dans notre quotidien digital? Oserions-nous encore penser que le courriel a sa place comme moyen de communication marketing? En fait, certains se poseront la question : l’a-t-il déjà eu?

On l’aurait cru mort et enterré depuis belle lurette, quand, sans préavis, nous recevions des offres pour des produits miracles ou des services dont on n’avait manifesté nul besoin. Mais voilà que plusieurs études récentes, démontrent l’emprise que maintient le courriel sur nos habitudes de communication en cette époque de réseaux sociaux.

Windows Live a posé LA question, à savoir que si vous n’aviez qu’une seule façon pour communiquer avec vos parents et amis, le courriel serait choisi par 7 personnes sur 10 contre 29% des répondants par un réseau social.

Même la génération Y, les millenials, aurait une préférence pour le courriel. Le rapport, Accenture Global Research On Millennials’ Use Of Technology publié récemment, démontre que les jeunes de cette génération passaient plus de temps à communiquer par courriel et par messages textes que de temps passé sur leurs réseaux sociaux et ce, partout sur la planète  En fait, ils consacraient 1 heure de plus par semaine à texter qu’à Facebooker ou Tweeter.

Par contre, le quintile plus jeune de cette génération semblerait migré vers des choix instantanés dont le mobile en particulier.

Nous assistons donc à la croissance des réseaux sociaux mais aussi au maintien de l’utilisation du courriel. Le courriel n’est pas mort, quelle que soit la génération!

QU’EN EST-IL DE LA COMMUNICATION COMMERCIALE?

Surprise!  Le courriel a pris du galon et le email marketing connaîtrait même une certaine renaissance. Cependant, les entreprises sont grandement préoccupées par l’effet qu’ont les réseaux sociaux sur l’utilisation du courriel. Tout dépend à qui s’adresse nos messages. Selon, une étude de MarketingSherpa, 23% des entreprises utilisant le courriel à des fins marketing croient que les médias sociaux sont une concurrence croissante pour le temps et l’attention de leurs destinataires en 2009 et 71% d’entre eux croient qu’ils, les réseaux sociaux, prendront encore plus d’importance en 2010.

Morgan Stanley dans son rapport Internet Trends publié le 12 avril 2010 indiquait que l’utilisation des réseaux sociaux avait même dépassé celui du courriel quoique ce dernier soit toujours en progression constante.


LE EMAIL MARKETING A LA COTE

Pour tout mettre en perspective, une étude commandée par Exact Target a dévoilée que 92% des consommateurs qui sont en ligne ont accepté de donner leur adresse courriel pour recevoir des courriels marketing, est le moyen plus populaire pour transmettre des messages d’entreprises, même pour des courriels promotionnels.

D’ailleurs, 4 fois plus de personnes préfèrent recevoir des offres promotionnelles par le courriel que par la poste. Remarquez aussi, qu’à peine 2% acceptent de recevoir de telles offres sur leur téléphone, par SMS (4%) ou en messagerie instantanée (1%). Est-ce de mauvaise augure pour le marketing mobile?

Le courriel a remplacé la médiaposte comme moyen de communication directe en autant que le récipiendaire en ait accordé la permission.

Donc si on veut rejoindre notre clientèle, le courriel demeure l’outil de communication de prédilection.

LES RÉSEAUX SOCIAUX, SOURCE DE VITAMINE POUR LE COURRIEL?

L’utilisation du courrier électronique promotionnel serait davantage stimulée par l’avènement des réseaux sociaux comme le démontre le graphique suivant :

Oui, les Facebooks de ce monde sembleraient ajouter de la valeur à l’utilisation du courriel en améliorant sa portée, augmentant le nombre de prospects, offrant un meilleur retour sur investissement et améliorant la qualité des listes d’envoi.

Il faut prendre en compte aussi que la fidélisation de la clientèle passe aujourd’hui par le courrier électronique et les réseaux sociaux.

CONCLUSION

Le courriel promotionnel a-t-il toujours sa place?

Je crois que les données rapportées ici démontrent clairement que si une entreprise veut rester en contact avec ses clients, elle doit absolument avoir recours au courrier électronique. Elle doit non seulement l’utiliser mais elle doit:

  1. mettre en place les mécanismes requis pour obtenir la permission de transmettre des messages,
  2. demander à leurs interlocuteurs leurs préférences de communication à savoir la fréquence, le format et le type de messages qu’ils désirent recevoir,
  3. respecter ces préférences,
  4. adapter la communication en fonction de la relation qu’elles entretiennent avec leurs clients, selon le dernier contact, la dernière transaction, ou la dernière action du consommateur avec l’entreprise.

En ce sens, le courriel n’est plus un outil de promotion mais un outil de conversation personnalisée.

Et le Québec dans tout ça?

Demain, mon point de vue à la lumière des derniers renseignements du Cefrio.

Chers publicitaires, sommes-nous toujours crédibles? 09/04/2010

Posted by Guy Pressault in Média.
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Dans mon billet du 8 avril, je plaidais pour que les journaux abandonnent le papier et redeviennent les autorités en information qu’elles ont toujours été. Internet a rendu accessible à tous les moyens de production jadis réservés aux professionnels.

C’est vrai de l’industrie des média; est-ce aussi vrai pour l’industrie des communications-marketing?

Où est notre place dans un univers où de plus en plus de nos clients-annonceurs veulent un vidéo sur YouTube en moins de 48 heures avec un budget de bouts de chandelles, quand un site web sort d’un sous-sol et s’évalue en centaines de dollars et quand le cousin du PDG fournit les photos? Quel est notre rôle quand le cyber-citoyen se sert des marques pour produire des vidéos ou que les marques mêmes l’encouragent à produire une pub pour sa marque (Frito-Lay) en échange d’un peu de gloire et de prix à gagner.

Nous ne sommes plus les seuls maîtres des modes de production, ils appartiennent désormais à tous. Pensons seulement au niveau d’efficacité de nos pubs. Ce sont des victoires quand le taux de rappel d’une pub dépasse les 10% et qu’un mince 5 à 6% remarquent ou apprécient les plus les plus remarquées selon Dominance RP publié dans Infopresse en novembre 2009. Et quand il y a de plus en plus de personnes qui passent de plus en plus de temps sur YouTube, Daily Motion ou Hulu que devant la télé, il faut bien se rendre à l’évidence que les choses ont changé.

À l’ère des Twitter, Facebook et autre FourSquare qui émergent, la communication se fait désormais en temps réel. La pub doit aussi être au diapason. Quoiqu’on soit parfois opportuniste (Ronachromatic), règle générale,  il nous faut réfléchir des mois pour accoucher d’un simple 30 secondes. Ça me fascine comment nos grands médias sont capables de créer un dossier complet, voire une émission spéciale complète, riche en contenu avec infographie originale à chaque fois qu’un de nos grands décèdent. Ce n’est pas le milieu publicitaire qui a cette capacité à produire aussi bien et aussi vite. Et que dire de notre virage Internet : trop souvent, c’est une arrière pensée avec des miettes de budget pour pondre une campagne sur Internet comme si le concept de campagne est toujours pertinent. Et on fait quoi : des bannières web qui sont des répliques animées de pub imprimées, le message télé sur YouTube, une page Facebook et oui, n’oublions surtout pas, un compte Twitter. Voilà la commande est complète.

Soyons sincères : ne sommes-nous pas inquiets qu’un bon matin, un de nos clients ne retournera pas nos appels ne voyant plus la valeur dans les services qu’il obtient? Les clients voient-ils encore de la valeur dans nos services, disposés à payer des dizaines, que dis-je, des centaines de milliers de dollars en honoraires pour nos conseils? Nos clients acceptent-il toujours de vivre dans un format rigide de 30 secondes diffusé pendant une période toujours trop longue avec une efficacité trop éphémère?

Les histoires de nos clients se résument-elles à un topo de 30 secondes qui interpellent de moins en moins de gens, d’un site Web qui change peut-être deux fois par année et de pubs sur le web qui ont des taux de clics dérisoires et qu’on cherche à éviter à tout prix. Vous trouvez que je charrie? Allez faire un tour et regardez la crème de la crème de notre publicité en 2009 telle que célébrée au CRÉA. Est-ce qu’on a vraiment évolué? Plus de prix en imprimé qu’en toutes autres catégories et presque le double du Web!

Chers publicitaires, il est peut-être temps de se lobotomiser. Que faisons-nous pour connecter la marque de nos clients à ses consommateurs? Sommes-nous encore les promoteurs/gardiens de l’image de marque de nos clients? Est-ce le rôle que nous devons jouer ou devrions-nous transformer pour être les conteurs d’histoires des sociétés qui cherchent à intéresser des citoyens/consommateurs.

Cessons de concevoir le monde dans un format de 30 secondes.  Vite, abandonnons la formule toute faite, de la TV à 1000 PEB comme solution facile, surtout aussi au Québec, un des rares ghettos médias au monde, toujours addicts de la TV. Arrêtons de faire des annonces qui marchent de moins en moins.

Créons des phénomènes culturels. Soyons courageux et osons devenir des agnostiques médias. Concevons l’histoire d’un client comme si c’était un scénario de long métrage qui intéresserait leurs auditoires. Ensuite décidons comment et où cette histoire devrait être racontée selon l’auditoire à laquelle elle s’adresse? Créons des phénomènes culturels dont tout le monde parle.

En redevenant les conteurs-scénaristes de nos clients, de ces sociétés qui ont des histoires à raconter, nous retrouverons la place qui nous revient : celle d’un confident respecté.

(re)devenir des autorités 08/04/2010

Posted by Guy Pressault in Média.
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Il fut un temps jadis, il y a quoi, à peine 15 ans, où nous, membres de la communauté des communications, étions considérés comme des autorités dans nos champs respectifs d’activités. Les journalistes de nos journaux et nos stations de télévision et de radio, tout comme les publicitaires qui alimentaient en annonceurs ces dits médias avaient la main haute sur la production et la diffusion de l’Information. Pourquoi? Parce que nous contrôlions tout simplement le mode de production. L’accès à la diffusion populaire de l’information avait une barrière de taille : son coût et ses effectifs humains et techniques. Tout a basculé avec Internet et davantage avec le Web social.

Aujourd’hui, on ne compte plus les sources d’information, le nombre de blogues, de twitteurs, de twits et de vidéo qui sont diffusés au quotidien, que dis-je, en temps réel. Le citoyen éditeur/diffuseur existe et concurrence les médias établis. Il les concurrence non seulement pour l’information mais surtout pour le temps et l’attention de son concitoyen. Le déluge d’informations est tel que le commun des mortels a peine à comprendre ce qui se passe autour de lui. On est littéralement submergé. On parle même d’un lifestream aujourd’hui, nos vies n’étant plus qu’un enchaînement d’événements, d’idées et de propos que nous rapportons au gré de nos humeurs. L’information est éphémère et sitôt consommée, est oubliée. Bref dans une mer déchaînée, vers qui pouvons-nous nous tourner pour comprendre?

ON EST TOUJOURS DANS LE MOYEN-ÂGE

Le débat rage sur la raison d’être des journaux; il devrait rager tout autant sur celui du rôle de tous les médias. La nouvelle par le journal a vu le jour par le truchement de son moyen de production, un processus datant du Moyen-âge et qui permettait la circulation, disons contrôlée des informations. Ce mode n’a pas vraiment changé depuis : le journaliste rapporte la nouvelle, l’écrit, l’éditeur l’imprime et la diffuse. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, les éditeurs et les journalistes faisaient office d’autorité à laquelle les lecteurs pouvaient se fier. Je conversais l’autre jour avec Thomas Baekdal, un blogueur que j’estime beaucoup, qui faisait une montée de lait contre le Wall Street Journal et comment ce vénérable journal n’avait pas encore compris le changement de paradigme. Il aurait pu inclure tous les autres journaux de la planète. Il a tout à fait raison, le WSJ proposait une application iPad qui était un copier/coller de sa version papier, bref l’équivalent d’un PDF. Quand, disait-il, les journaux sauront-ils utiliser la technologie mise à leur disposition? Pour moi, le WSJ est une autorité que je voudrais consulter à la pièce comme je l’entends là où je suis et selon le canal qui est à ma disposition au moment où je veux le consulter. Le WSJ  devrait se concentrer sur la nouvelle et confier la diffusion de leurs informations à des tiers experts dans leurs domaines, quel que soit-il.

LA PRESSE N’EST PAS UN JOURNAL.

La Presse est d’abord une source fiable d’informations avant d’être un journal. S’ils veulent survivre, les journaux devront abandonner la production de l’information basée sur leur processus de production qui est coûteux, lent et pas tellement écologique pour redevenir l’autorité en laquelle le bon peuple peut avoir confiance. Ce n’est pas une question de nouvelles, elles sont maintenant en temps réel, mais d’une meilleure compréhension de l’actualité.

Et ce point de vue, les gens seront disposés à s’y abonner ou du moins l’acheter à la pièce selon le média qu’elle souhaite le recevoir, que ce soit en papier avec une prime significative et un délai de production plus grand, sur le web,  comme application ou encore, oui la télévision par câble.

C’est étonnant que nos grands éditeurs, La Presse en premier n’aient pas demandé une license pour un canal TV d’informations en continu. Son principal concurrent n’est pas Le journal de Montréal mais beaucoup plus la SRC, qui elle considère le Web aussi important que la télé. Peut-être que PKP a raison : il devrait y avoir une source d’informations et une plateforme multicanaux pour la diffuser. À nous de décider si on est disposé à être informé par le filtre Quebecor. Il y restera toujours Radio-Canada, Gesca, Le Devoir, Rogers, Canwest, et tous les autres éditeurs et de nouvelles de par le pays et le monde pour avoir des points de vue différents mais respectés.

Demain au tour des publicitaires. Sont-ils toujours des autorités?

Qui ? 06/04/2010

Posted by Guy Pressault in L'organisation sociale.
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Qui aujourd’hui s’occupe de la relation entre une société* (lire compagnie, marque, entreprise) et ses clients, c’est-à-dire les personnes qui ont une relation transactionnelle avec elle?

Les agences s’occupent des marques et du message commercial grand public de son client annonceur habituellement dans la création et la diffusion d’un message formaté de 30 secondes en essayant de figurer comment faire de la télévision sur le Web. Heureusement qu’il y a YouTube.

Les boîtes digitales, elles, misent sur l’interactivité sociale que ces entreprises doivent avoir sur Internet si elles veulent se rendre intéressantes pour leurs clients. Trop souvent, elles ne reçoivent que les miettes du budget de pub.

Les firmes conseils en relations publiques s’affairent à gérer la réputation de leurs sociétés/clientes, d’autant plus que l’entreprise a de moins en moins le contrôle sur son message.

Et, il y a les spécialistes de la relation clientèle, les experts du CRM ou du marketing direct, et ils ne sont pas nombreux, qui s’affairent à créer le plus grand nombre de transactions possibles pour leurs clients, souvent avec des offres plus riches pour les non-clients que les clients profitables.

Ah oui, il ne faudrait surtout pas oublier les centres de service à la clientèle pour ces sociétés qui en ont ou qui la gèrent en impartition et qui s’occupe généralement de combler les lacunes de la société en question. Marque, réseaux sociaux, réputation, transactions…

Alors qui devrait s’occuper de la relation entre une société et ses clients? Tous et aucune. Toutes les disciplines sont requises mais aucune n’a toutes les compétences requises pour engager l’entreprise dans une conversation intelligente avec les personnes qui se procurent leurs biens ou leurs services. Qui de ses firmes est capable se redéfinir? Et si les clients transformaient leurs centres de service à la clientèle en centres de relation avec la clientèle responsables de toutes les conversations dans tous les canaux de communications in-bound / outbound / interactifs? Bref, le centre nerveux de tous les contacts clients.

*Curieux qu’en cette ère de web social, les entreprises se dénomment raisons sociales ou encore sociétés en français. Maintenant si on pouvait les faire vivre à cette hauteur au lieu de ce corporatisme à l’américaine.

Quelles sont vos histoires? 05/04/2010

Posted by Guy Pressault in L'organisation sociale.
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Toute entreprise a au moins une histoire intéressante à raconter, possiblement plusieurs qu’elle ignore : c’est peut-être un exploit d’un de ses employé/es, une initiative de ses ressources humaines, une politique environnementale, un geste de son service à la clientèle, une découverte bref une foule de choses qui vont au-delà des habituelles activités mercantiles qu’elle promeut et qui ont le potentiel de rendre cette société intéressante.

J’ai bien dit S O C I É T É parce que c’est d’abord et avant tout d’une société dont il s’agit. Une société, telle que le définit Wikipedia : «La société (du latin socius : compagnon, associé) est l’« ensemble des modèles d’organisation et d’interrelation, des individus et des groupes, des associations, des organisations et des institutions qui concourent à la satisfaction concertée des besoins de la collectivité.»

Trop souvent, les entreprises n’agissent pas en sociétés et adoptent un comportement agressif d’interruptions impolies et d’interventions commerciales intempestives.  Oui c’est de la pub, l’interruptrice que l’on connait depuis le début des temps. Est-ce qu’on aime se faire déranger par un appel télémarketing à l’heure du souper? Ne sommes-nous pas tannés de se faire interrompre pendant une émission ou un film qu’on aime par la même pub qu’on a vue et revue ad nauseam. La pub est telle qu’elle a oublié sa raison d’être : celle de séduire une personne, pas un acheteur, à considérer ce qu’elle propose. Élémentaire, me répéterait mon cher Watson.

Ce soir, consacrez une heure de votre temps à regarder la TV, s’il y en a encore qui la regarde (combien encore ont regardé la finale Canada vs USA en direct), et dites-moi que j’ai tort.

Voilà! Et si je vous demandais demain matin, quelle pub vous avez vue hier soir, vous seriez bien embêté de vous en souvenir. Mais si les sociétés avaient une histoire inhabituelle à raconter et si elles les racontaient avec passion auprès d’auditeurs réceptifs à l’entendre, ne croyez-vous pas qu’une société serait davantage considérée. Du moins elle serait grandement différenciée.

Imaginez un jour, un message diffusé sur Tout le monde en parle ou le hockey (un million et demi d’auditeurs en moyenne) et qui inviterait les gens à entendre, voir, lire les autres histoires intéressantes de cette société, ça serait assurément un succès commercial.

Allez, racontez-nous votre histoire?

Le direct est digital 01/04/2010

Posted by Guy Pressault in L'organisation sociale.
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Voilà, c’est parti, ma première chronique sur la mutation de nos pratiques de communications-marketing en cette ère digitale et en particulier sur la transformation radicale que subira la discipline du marketing relationnel/direct par les Twitter, Facebook, Wave, Foursquare, Gowalla et autres applications / idées / services qui apparaîtront sous peu. On est loin de la lettre à la poste, quoique…?

Commençons par poser une question fondamentale : Les sociétés peuvent-elles être sociales?

Les entreprises sont perplexes face aux réseaux sociaux à savoir quoi et comment faire? On devient de plus en plus nombreux à leur recommander d’être à l’écoute, de dialoguer, d’engager des conversations, de faire preuve d’authenticité et de transparence. Il y en a même quelques uns qui voient en ces nouveaux lieux, des endroits où annoncer. Hum! Il y en a qui comprendront jamais.

Mais revenons aux fondations mêmes de ces entreprises. La langue française est extraordinaire dans sa précision : on y désigne une entreprise d’abord comme une société. Une société, à priori, n’est pas corporatiste; elle a une raison d’être, une raison sociale. Elle a des règles qu’elle doit respecter comme tout citoyen d’un état de droit. Elle a des valeurs et, pour la vaste majorité, ces sociétés sont guidées par un code d’éthique. Alors, pourquoi quand il s’agit de proposer leurs produits ou services se transforment-elles en monstre commercial à la Dr Jekyll et Monsieur Hyde?

Pour comprendre comment elles doivent naviguer dans ces nouveaux réseaux, elles doivent s’assumer ce qu’elles sont : d’abord et avant tout des sociétés qui ont un rôle à jouer dans ce nouveau monde. Leur avenir doit les forcer à réexplorer leurs origines et mesurer toute la pertinence de leurs valeurs sociales. C’est le point de départ à une présence crédible sur les Facebook, Twitter et Linkedin de ce monde.

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